Comment devient-on Jean-Pierre Calloc’h
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| Attributs | Valeur |
|---|---|
| Poids | 400 g |
| Dimensions | 16 × 24 cm |
| Nombre de pages |
232 |
Comment devient-on Jean-Pierre Calloc’h
Me zo gañnet é kreiz er mor (Je suis né au milieu de la mer)… Il y a quelque chose de fascinant à constater que le poète breton Jean-Pierre Calloc’h (1888-1917), originaire de l’île de Groix, tué par un éclat d’obus lors de la Grande Guerre, a survécu dans la mémoire populaire grâce à ces quelques mots de l’une des pièces de son recueil posthume Ar en deulin (À genoux).
Grâce surtout, faudrait-il dire, à leur mise en chanson, depuis la composition originale de Jef Le Penven en 1942 jusqu’aux arrangements les plus modernes du début du XXIe siècle, en passant par l’interprétation culte de Gilles Servat en 1972. Cette réduction à quelques notes musicales consensuelles est sans doute la conséquence logique du conflit des interprétations auquel Calloc’h a donné lieu dès le lendemain de sa mort.
Dans les débats politiques, religieux ou littéraires, il est devenu tantôt un emblème, tantôt un repoussoir, en toute hypothèse un signe de contradiction d’autant plus inévitable qu’il avait, de son vivant, cultivé les ambiguïtés.
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