Le Joint français, printemps 1972
De la mi-mars au de◊but mai 1972, les ouvrie◊res et ouvriers du Joint franc◊ais a◊ Saint-Brieuc mene◊rent une gre◊ve tre◊s dure…
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| Attributs | Valeur |
|---|---|
| Poids | 700,000 g |
| Dimensions | 15,5 × 23,9 cm |
| Nombre de pages |
436 |
Le Joint français, printemps 1972
De la mi-mars au début mai 1972, les ouvrières et ouvriers du Joint français à Saint-Brieuc menèrent une grève très dure. L’usine avait été créée en 1962 dans des conditions très favorables au bénéfice de la Compagnie générale d’électricité. Le site employait 1 000 salariés à la transformation du caoutchouc et tranchait avec les autres industries mécaniques, métallurgiques, textiles ou brossières de la ville.
Le conflit éclata pour exiger le réalignement sur les grilles parisiennes, soit 70 centimes de l’heure. L’occupation immédiate du site par les forces de l’ordre, rendant impossible un piquet de grève classique, déplaça celui-ci en ville qui devint actrice de solidarités protéiformes. Singulier par sa localisation, relayé par des dons alimentaires locaux, d’importantes collectes financières régionales, puis un soutien culturel avec concerts parisiens et défilés sous bannière du gwenn a du, le mouvement affronta l’intransigeantisme de la direction d’entreprise grâce à la collaboration, pour ne pas dire l’unité, syndicale et politique à gauche qui se fit sans forte prééminence, laissant aux salariés une bonne part d’autonomie.
L’intervention tardive du pouvoir pompidolien, malgré l’importance de ses relais locaux dont René Pleven (président du conseil général et ministre), illustra les fragilités du projet chabaniste comme l’impunité des holdings, de constitution nouvelle.
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