Samedi 29 novembre
16 h 00
La librairie vous propose de venir rencontrer Jacques André à l’occasion de la parution, aux éditions Locus Solus, de son nouvel ouvrage. Chercheur en informatique, spécialiste dans l’histoire de la typographie, l’auteur s’est penché sur cette mystérieuse lettre, interdite en français à l’instar du signe « n tilde ». Une spécificité bretonne qui remonterait au XVe siècle, bien utile pour abréger le très utilisé préfixe « ker ».

Le K barré
La lettre K avec sa partie inférieure entrecoupée d’un trait oblique, dite « K barré », est une lettre aujourd’hui mystérieuse alors qu’elle a fait partie de nos alphabets durant des siècles. C’est dans la transcription de noms bretons qu’elle a longtemps survécu, abrégeant le mot ou préfixe ker, qui signifie lieu habité, hameau. On le trouve dans d’innombrables noms de lieux ou de personnes.
Les scribes ont abrégé les lettres « er » par une courbe qui a fini par venir barrer le K. Mais l’unification typographique dans le domaine de l’administration en France a progressivement relégué, puis interdit, le K barré !
Pourtant, il revient en faveur de nos jours : des artistes comme le chanteur Dom Duff ou le réalisateur Gustave Kervern (qui signe « K/vern ») cherchent à l’imposer jusque sur leur carte d’identité. Le K barré devient alors un marqueur identitaire au même titre que le « n tilde », qui a tant fait débat dans le prénom Fañch, avec un combat très médiatisé.
Ce petit précis par deux passionnés de la langue, en France et en Bretagne, fait un point érudit et malicieux sur la question du K barré et ses implications inattendues dans notre quotidien.
L’auteur :
Jacques André : Chercheur en informatique (Cnrs, Inria), spécialiste de l’histoire de la typographie. II crée et dirige le projet européen Didot d’enseignement de la typographie numérique et anime des colloques internationaux et revues (Cahiers Gutenberg). Il participe aux ouvrages de référence (pour le vol. sur la typo du XVIIIe au XXe siècles) de l’Atelier Perrousseaux.




